Danger de mort dans les centres de rétention administrative

Communiqué

Alors que le gouvernement a décrété des mesures strictes de confinement pour lutter contre l’épidémie de COVID-19, les sans-papiers retenus dans les centres de rétention administrative (CRA) sont en danger de mort : la concentration, l’absence d’hygiène et de soins médicaux rendent très probable la constitution de foyers infectieux dans tous les camps d’internement.

Alors que la rétention est censée ne pas être punitive et constituer uniquement un prélude à la déportation, la plupart des préfets maintiennent les sans-papiers dans des conditions quasi-carcérales et potentiellement létales en dépit des observations de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) et des associations.

En conséquence, SOS SOUTIEN Ô SANS PAPIERS et LE PARIA appellent à la fermeture des centres de rétention, provisoire dans un premier temps puis définitive. Tous les sans-papiers doivent être libérés immédiatement et pris en charge médicalement pour ceux qui présentent des symptômes d’infection.

SOS SOUTIEN Ô SANS PAPIERS et LE PARIA déposeront des plaintes pénales contre le ministre de l’Intérieur ainsi que contre le préfet et le procureur concernés pour chaque cas d’infection dans un CRA. Les infractions susceptibles d’être caractérisées sont la mise en danger de la vie d’autrui et l’homicide involontaire, voire l’homicide volontaire en cas de volonté délibérée d’exposer les personnes à un risque létal.

 

DES PAPIERS POUR TOUS ET TOUTES

FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION

LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION

 

Illustration de Une : extraite de l’article “Plainte pour violences policières et grève de la faim au centre de rétention de Rouen-Oissel” publié par Actu.fr le 17 janvier 2019