Srebrenica – Identification et inhumation des morts victimes de l’épuration ethnique

22 novembre 2017 : La presse se fait l’écho de la condamnation par le tribunal international de La Haye du chef de guerre serbe Ratko Mladic, reconnu coupable de crimes de guerre en Bosnie, et notamment du massacre de 8 000 hommes à Srebrenica le 11 juillet 1995.

Voici les références de quelques dossiers publiés par :

Libération
Perpétuité pour le boucher des Balkans
Mladic, grand saigneur au nom de tous les siens

Le Monde
Qui est Ratko Mladic, condamné pour génocide et crimes contre l’humanité ?

France Culture
Ratko Mladic, le sinistre itinéraire du « boucher des Balkans »


En 2007 : Documents publiés dans le Journal des anthropologues

À Srebrenica : l’identification et l’inhumation des morts victimes de l’épuration ethnique.
Regards d’une artiste plasticienne : Marie Ponchelet

par Laurent Bazin
Journal des anthropologues, n° hors-série « identités nationales d’État », 2007

Boucheries

« Chez Marie Ponchelet, l’intuition et l’enthousiasme s’accordent avec le refus d’un monde qui a pris les habits de charnier », résume le critique d’art Pierre Gicquel dans un article qu’il lui consacre, joliment intitulé « Échappées des ombres ». Paru en juin 1995 dans la monographie de l’artiste, c’est-à-dire le mois précédant tout juste la tragédie de Srebrenica, le texte anticipe avec une lucidité surprenante l’implication de Marie Ponchelet auprès des femmes rescapées du massacre, réfugiées dans les environs de Tuzla en Bosnie. Elle s’y rend tous les ans depuis 1996. Elle a travaillé également auprès de femmes kosovares et palestiniennes, à Djenine et à Gaza, et même en Tchétchénie. Elle a consacré l’essentiel de son œuvre ces douze dernières années à dénoncer la guerre, à travers sa série d’installations intitulées « Boucheries ». […]

Le carnet qui suit présente quelques-unes de ses photographies, prises lors des cérémonies annuelles de commémoration et d’inhumation des victimes du massacre de Srebrenica, qui ont lieu le 11 juillet de chaque année, à la date anniversaire de la chute de la ville en 1995. […]
L’identification et l’inhumation des morts est une tâche immense : ouvrir les charniers, individualiser les ossements, les identifier à partir de l’ADN de leurs parents rescapés.  […]
Les photographies de Marie Ponchelet présentées dans le carnet ci-contre exposent un ensemble de séquences du déroulement des cérémonies d’identification et d’inhumation des victimes du massacre.

(lire le texte complet : démarche de l’artiste et légende de la séquence de photographies rassemblées dans le carnet)

Carnet photographique de Marie Ponchelet, artiste plasticienne, 2007

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