Livre d’or

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Bienvenue sur leparia.fr et merci de ta visite dans notre atelier d’écriture expérimentale.

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Merci d’avance

Mohamed & Laurent

 

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Claire, Loudun, 18 mai 2017

Merci. Et surtout, pour tous ceux qui n’ont pas les mots, pour tous ceux qui sont réduits au silence, pour tous ceux qui attendent, pour tous ceux qui se cachent …. surtout, ne lâchez rien !!!

Marcelle Jacquot, Bourbonne les Bains, 24 février 2017

Je vous félicite  de votre engagement auprès de tous ces gens déracinés et rejetés de partout. C’est un problème qui me dépasse. J’aimerais me rendre utile mais ne sais pas comment. J’ai soutenu et aidé quelques réfugiés qui habitaient à Bourbonne mais il n’y en a plus. En tous cas, je trouve honteux et inhumain de les traiter de cette manière. Je me suis inscrite sur votre site. Si je peux vous aider avec mes petits moyens, n’hésitez pas à faire appel à moi. Bravo pour votre engagement. Je souhaite vivement qu’il fasse progresser les choses.

Roch Yao Gnabéli, professeur de sociologie, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire, 30 novembre 2016

Je viens de découvrir ce site et j’ai parcouru assez rapidement ses différentes pages. C’est une excellente idée de l’avoir créé. Je crois que la déconstruction (dans un sens assez négatif) des liens sociaux est l’une des conséquences majeures de la manière dont se conçoivent de plus en plus « les intérêts » des Etats-nations et d’une partie de leurs acteurs. Ce site web attire l’attention sur ces formes d’institutionnalisation du rejet de l’autre à la périphérie, qui n’est justifiée ni par une rareté de ressources, ni par le souci d’améliorer les conditions de vie des concitoyens, mais plutôt par une conception de l’altérité ou par la manière de protéger des intérêts.
Plein succès à cette initiative et surtout courage !

Yves Lacascade, anthropologue, Marseille, 26 novembre 2016

Comme tu m’y invitais, je suis allé visiter le site qui me semble très différent de celui d’autres universitaires, dans la mesure où il n’est pas centré sur toi mais sur l’expérience d’une prise de parole duelle (ou dialogique). Prise de parole devenant, pour l’anthropologue et pour l’enquêté, le  terrain  où peuvent non seulement se donner à voir mais se développer et s’approfondir les expérimentations que leur rencontre rend possibles. Avec peut-être, comme paradigme, le fait que l’anthropologue n’écrit jamais « sur » un terrain mais toujours « sur » les relations que la rencontre avec chacun des enquêtés lui a permis (ou non) de nouer. Et que cette écriture demeure lacunaire tant qu’elle n’est pas également produite par les enquêtés eux-mêmes.

Ce qui me semble original voire novateur, c’est aussi qu’il ne rend pas compte d’une lutte ou d’un mouvement collectifs mais d’une alliance (temporaire) entre deux trajectoires et deux « destins » singuliers (et tendant vers un singulier « pluriel ») à des fins politiques.

Il y a là, je trouve, comme un double déplacement, qui brouille les frontières (je peux développer) qui me semble très neuf et très expérimental, et peut-être annonciateur de formes d’écriture et de productions intellectuelles qui pourraient donner des idées et être amenées à se développer dans l’avenir. Avec une réflexion (en arrière-plan ou non) sur la « clandestinité » (et l’atopie) qui me semble très forte ; clandestinité subie (celle de Mohamed), clandestinité assumée (la tienne) en écho à celle de Mohamed. Et peut-être, clandestinité partagée, mutualisée  dès lors qu’elle se reterritorialise sur un autre plan, celui de l’écriture (à deux). Parce que les questions sont aussi, me semble-t-il  : peut-on écrire sur la clandestinité sans s’appliquer à éprouver, dans l’écriture même, quelque chose de cette clandestinité ? Qu’est-ce qui arrive quand on s’affranchit des « règles académiques d’écriture » ? Pas simplement : pourquoi faut-il s’affranchir de ces règles (qui sont d’abord des frontières), mais qu’est-ce qui se produit dès lors qu’on s’en est affranchi (alors même qu’on les maîtrise) ? Qu’est-ce que ça libère, quelles perspectives ça ouvre ou renouvelle ? Et une fois (en) dehors, qu’est-ce qu’on écrit ?

 

Etienne Bourel, anthropologue, université Lyon 2, 20 novembre 2016

Votre démarche et votre site me semblent bien pensés et organisés. On comprend très vite de quoi il s’agit. Je me suis trouvé même saisi directement car le nom « Le paria » est déjà percutant, mais la liste de premiers mots sous le titre du site pose le décor. D’autant plus que, si tous ces mots sont courants, les rassembler pour les donner à lire à la suite comme cela agit comme un escalier que l’on descend et restitue un horizon d’ensemble. L’image de fond est également bien trouvée, la couleur orange ressort comme crépusculaire et inquiétante.

J’ai également beaucoup apprécié le contenu du texte et les choix narratifs : directs, percutants, sans éléments superflus et vraiment vivants. Les volumes des différents chapitres me semblent cohérents car ils vont au fait. Bien sûr, on aimerait en connaître davantage sur l’histoire de Mohamed. Mais, en même temps, son histoire est compréhensible pour le lecteur assez rapidement et je pense que c’est un point important. Le lien avec les contenus audio-visuels apporte beaucoup. Les sources et liens proposés me semblent précis et pertinents. Il n’est pas forcément nécessaire qu’il y en ait trop. Enfin, la présence d’une playlist me semble une très bonne idée.