Laissez nous respirer ! Interdiction des techniques policières d’immobilisation mortelles

POUR l’interdiction du plaquage ventral, du pliage, et de la clé d’étranglement, des techniques policières d’immobilisation qui tuent chaque année en France ;

POUR plus d’indépendance dans les enquêtes sur les violences policières ;

POUR le respect des droits des familles de victimes ;

POUR plus de transparence dans l’action policière et son contrôle ;

Le plaquage ventral, le pliage et la clé d’étranglement sont trois techniques utilisées par les forces de l’ordre pour immobiliser une personne. Les policiers compriment le thorax ou serrent le cou, ce qui entrave la respiration, et peut mener à l’asphyxie. Plus la violence de la compression dure, plus l’interpellé manque d’oxygène et se débat. Et plus les agents des forces de l’ordre renforcent leur compression. Et plus cette violence tue.

La France a été condamnée à deux reprises par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour l’utilisation de ces techniques, que la cour estime « hautement dangereuse pour la vie ». Et pourtant, ces techniques continuent d’être enseignées, utilisées et de causer la mort, chaque année. Lamine Dieng, 25 ans, est décédé après un plaquage ventral, tout comme Adama Traoré, 24 ans, Abdelhakim Ajimi, 22 ans, Mohamed Boukrourou, 41 ans, Serge Partouche, 28 ans, et Abdelilah El Jabri, 25 ans. Amadou Koumé, 33 ans, a perdu la vie après une clé d’étranglement. Ali Ziri, 69 ans, est mort après avoir été maintenu en position de pliage. Abdelhak Goradia, 51 ans est décédé par asphyxie dans un véhicule de police.

NOUS DEMANDONS : 

L’interdiction de l’usage par les forces de l’ordre de toutes les techniques d’immobilisation susceptibles d’entraver les voies respiratoires.

L’instauration d’un organe d’enquête indépendant de la police, chargé d’enquêter sur les plaintes déposées contre les agents des forces de l’ordre.
La mise en place d’une réglementation qui associe la famille de la victime dès le constat de décès (autopsie après entretien préalable de la famille avec les services de la médecine légale).
Et nous demandons que le ministère de l’Intérieur publie chaque année le nombre de personnes blessées ou tuées par l’action des forces de l’ordre, le nombre de plaintes déposées pour violence commise par les forces de l’ordre et le nombre de condamnations prononcées dans ces affaires.

signez la petition

 

samedi 16 juin 2018 à 14h

Lieu : Paris 20e

FASTI
Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés
58 rue des Amandiers
Métro Père Lachaise ou Ménilmontant

Commémoration « Lamine Dieng, 11 ans déjà ! »

Mort étouffé par la police – 11 ans de déni de justice

Que faire lorsque l’appareil judiciaire nie la vérité et refuse de rendre la justice ?

Commémoration de la mort de Lamine Dieng, menotté et étouffé dans un fourgon de police le 17 juin 2007 parle poids de 4 policiers.

Le 28 juin 2017, l’appareil judiciaire français a classé sans suite par un non lieu définitif de la cour de cassation, la mort de Lamine Dieng, par asphyxie mécanique due aux compressions thoraciques et crâniennes.

Avec plaquage ventral et clé d’étranglement : techniques policières d’immobilisation qui tuent.

Que faire lorsque l’appareil judiciaire nie la vérité et refuse de rendre la justice ?

Soyons nombreuses et nombreux le 16 juin 2018 !

    • 11h : projection de « Dire à Lamine » à Nogozon, 6 rue Julien Lacroix
    • 13h : conférence de presse
    • 14h : marche commémorative
      Départ du 58 rue des Amandiers, en direction du Métro Père Lachaise
    • 18h-22h : village militant/concerts – Place Carmen devant le conservatoire Bizet – Paris 20

Collectif VieVolées
viesvolees.france@gmail.com